mardi 24 juin 2008

La femme.
L'enfant.

La femme est assise sur un banc, elle lit. La lumière est douce est blanche.

L'enfant arrive, en marchant vite.

L'enfant : Je peux m'asseoir?

La femme, levant les yeux de son livre : Bonjour. Oui.

L'enfant s'assied à coté de la femme. Quelques minutes passent.

L'enfant : Puis-je?

La femme : Quoi?

L'enfant : C'est un jeu. Tu ne sais pas de quoi je parle, et tu ne dois pas savoir.

La femme : Et je dois répondre quoi?

L'enfant : C'est plus drôle si tu dis oui.

La femme : Alors oui.

L'enfant se rapproche de la femme, sur le banc.

L'enfant : C'est ton tour.

La femme: Que dois-je faire?

L'enfant : C'est plus drôle si tu trouve seule.

La femme : Je suis une adulte, tu sais.

L'enfant : Non, je ne sais pas.

La femme : Et tu es un enfant.

L'enfant : Maintenant c'est mon tour.

L'enfant : Je peux?

La femme : Oui

L'enfant se lève, dépose un baiser furtif sur les lèvres de la femme, et se rassied.

La femme, amusée : Je vois, dis-moi, tu t'appelles comment?

L'enfant : Je ne sais pas.

L'enfant : Je peux?

La femme : Non.

La femme : et moi?

L'enfant : Oui.

Cette fois c'est la femme qui se lève, donne un baiser à l'enfant, puis se rassied.

L'enfant éclate d'un rire charmant. La Femme sourit.




Une vitre d'acier, ne sied pas aux émois

Il colle son visage à ce marbre froid,
Le corps tout entier, les mains plaquées.
Les yeux hagards roulant au surprenant effroi,
Car une vitre d'acier ne sied pas aux émois.
Et arqués, tendus vers une image,
D'une fille aux yeux rieurs, qui se détourne et marche,
Le long d'un corridor, qui se détourne, et passe.

Quelque baiser

Entrelacé de quelques pointes et de quelques notes, quelque baiser.
Et, enlacé de deux corps singuliers, quelque mot.

Te faire l'amour dans l'ombre

Seul, se trouver et se perdre
En la nudité devinée d'un murmure.
Donner le délice à l'absence,
Faire boire au calice à des lèvres muettes.
Fermer les yeux à un songe dans sa pleinitude.
Enfin, te faire l'amour dans l'ombre.

frisson

Immobile, la plume tremble encore devant quelque immensité.
Inconscient, l'être frémit toujours devant quelque extase.